Longtemps déjà l’envie d’écrire un billet sur les pratiques peu orthodoxes du marché de l’art me démangeait. Y ayant travaillé quelque temps, j’en suis sortie quelque peu estomaquée par ce que j’avais pu en voir et ce que l’on avait pu me faire entrevoir. Aussi, vais-je interrompre très temporairement la série consacrée à la couleur.
A titre liminaire, l’opacité existante dans le milieu des professionnels du marché de l’art m’étonne encore. Point de collaboration ici ! S’y côtoient en s’épiant mutuellement le cercle des galeristes, des conservateurs, des commissaires-priseurs. Aux dires d’un commissaire-priseur, le niveau d’expertise des membres de leur profession « surpasserait » de loin celui des conservateurs pour qui les premiers s’apparenteraient à de simples « vendeurs ».
La réalité est bien plus complexe même si ces formules toutes faites recèlent une part de vérité. Une chose est sûre, les ego réciproques surpassent bien souvent et de bien loin l’amour des œuvres d’art !

Courbet, le désespéré (autoportrait)
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