Archive pour le ‘Artistes’ catégorie

Un all over beaucoup plus varié qu’il n’y paraît !

15 mars 2010

Bonjour, le but de mon précédent billet  a été de vous montrer combien la défocalisation des points de tension de la toile et le all over comme surface uniformisée composaient le sentiment de l’infini. A y regarder de plus près, on s’aperçoit toutefois que la surface uniformément couverte des drippings de Jackson Pollock présente des variations insoupçonnées avec un all over beaucoup plus varié qu’il n’y paraît.

Jackson Pollock, Summertime Number 9 (1948)

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Le sentiment de l’infini

10 mars 2010

Si vous me suivez toujours, nous voici arrivés à un moment clé, celui du tournant opéré par Jackson Pollock dans ses drippings. C’est ce que je nommerai Dionysos et Apollon réconciliés ou la couleur maîtrisée et surmontée.

Plus fort, plus méchant que le commun des peintres ne l’était, Jackson Pollock deviendra créateur et non plus destructeur par la couleur. Agitée par le mouvement, la couleur vient répandre en lui et en nous un sentiment à la fois d’infini et d’harmonie. J’aborderai aujourd’hui ce sentiment de l’infini avec la défocalisation des points de tension de la toile et le all over comme surface uniformisée.

Jackson Pollock, Autumn Rythm Number 30

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L’amplification dans l’esprit de l’horizontalité

9 mars 2010

Bonjour, revenons aujourd’hui vers le passage de la verticalité en horizontalité. Celle-ci exerça sur le peintre deux effets.

Un effet visible consistera en une  rotation du haut du corps de Jackson Pollock vers 90 degrés.

Et un effet visible, mais non moins effectif, avec l’amplification dans l’esprit de l’horizontalité. Ce sera l’objet de mon billet d’aujourd’hui avec l’amorce de la phase qualifiée de « classique » de Pollock, les drippings et les all overs.

Jackson Pollock, Number 32 (1950)

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Une peinture plus biologique que réflexive !

8 mars 2010

Ainsi que je l’avais annoncée dans mon billet précédent, je vous présente aujourd’hui ce que j’ai appelé une peinture plus biologique que réflexive. Ce billet s’articule avec mon article précédent une approche de la matière à ras de terre pour finir ce sous-chapitre dédiée à la rotation du haut du corps de 90 degrés.

Jackson Pollock, Life Magazine (1949)

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Une approche de la matière à ras de terre

3 mars 2010

Bonjour, j’espère que vous suivez toujours dans mon exégèse de l’œuvre d’abord figurative de Jackson Pollock. Je vais vous présenter, dans les billets qui vous suivent le dernier volet de La radicalisation de la destruction par le geste informe. A La libéralisation du geste dans l’Action Painting, succèdera maintenant Le renversement de la verticalité en horizontalité. Ce qui peut vous sembler, à première vue, dérisoire, aura une importance capitale dans l’avènement des drippings.

La rotation du corps de 90 degrés (mon billet de ce jour) s’articulera avec ce que je vais appeler, une approche de matière à ras de terre pour finir avec une peinture plus biologique que réflexive (mon prochain billet).

Yves Klein, anthropométries

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La main qui échappe à l’oeil

2 mars 2010

La main qui échappe à l’œil

Pivot de la libération du geste dans l’Action Painting, Jackson Pollock « compensera » en quelque sorte son infirmité de départ en inventant une gestuelle nouvelle.

Avec le geste pollockien, il en est fini de la subordination de la main à l’œil comme il en était de règle pendant des siècles dans la peinture de chevalet.

Jackson Pollock, Action Painting

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Le rôle et la portée du hasard

1 mars 2010

Le rôle et la portée du hasard

Avec l’action painting, la couleur s’épanouira de mille feux. Après l’infirmité créative de Jackson Pollock, le hasard fera également bien les choses pour cette  gestuelle nouvelle.

Pollock et une toile blanche

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Le geste au lieu et place du contour

25 février 2010

Le geste au lieu et place du contour

L’art de Jackson Pollock demeure indissociable de sa gestuelle qui sera qualifiée d’Action Painting par Harold Rosenberg, chantre de « l’existentialisme » américain. Une tel le dénomination met l’accent sur l’acte de peindre (en train de peindre) plutôt que sur le résultat qui y met un point final.

Jackson Pollock, action paintingPollock, Action Painting

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La radicalisation de la destruction : le geste informe

24 février 2010

Bonjour, je vous plonge à nouveau dans le monde de Jackson Pollock. J’espère que ces billets qui se renvoient les autres aux autres vous permettront de mieux comprendre  sa peinture  et sa portée sur  l’abstraction et ses représentants.  Vous avez bien compris que l’actualité du monde de l’art me rattrapait parfois. C’est ainsi que vous recevrez, à brûle pourpoint, d’autres billets se rapportant à mes autres  rubriques telles que Au fil des expositions ou encore  Echos du marché de l’art.

Le fil d’Ariane n’en demeurera pas moins les méandres de l’œuvre de Jackson Pollock.

Après l’exacerbation de la destruction par la couleur informe, je débute une série de billets sur la radicalisation de la destruction par le geste informe. De dionysiaque, Pollock atteindra ce que j’appellerai sa phase apollinienne avec ses fameux drippings. Il lui aura fallu ces circonvolutions, cette longue série de détours et tâtonnements pour y parvenir !

Dans sa phase figurative, on pressent déjà que le geste commence à se libérer de la couleur s’exprimant sur une surface en deux dimensions. Il n’attend plus qu’un événement extérieur pour s’affranchir du plan.

Comme par un mouvement en retour, le geste devenu lui aussi informe va se mettre davantage au service de la couleur ainsi que l’attestent les drippings de Pollock. Ce sont eux qui seront désormais au cœur de mon analyse. Enfin, d’aucuns pourraient me le suggérer !

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Le jeu sur la matière

18 février 2010

Bonjour, je vais aborder aujourd’hui plus spécifiquement la technique de Pollock toujours dans sa phase première figurative, le jeu sur la matière. C’est cette technique primitive qui l’amènera à composer ses premiers drippings.

Hans Hofmann, Spring

1944-45 (daté au revers 1940)

Huile sur toile

28.5 x 35.7 cm (MoMa)

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