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Giorgio de Chirico, artiste phare ou artiste mineur de la scène artistique de la première moitié du XXème siècle ? Le débat reste ouvert. Ce fut un artiste original en marge de tout les grands mouvements picturaux qui ont jalonnés le siècle dernier à l’exception du sien, le mouvement métaphysique. C’est ce décalage permanent qui suscita mon intérêt pour cet artiste, d’abord fort en avance puis très en retard au regard « des avancées » de l’art moderne.
La rétrospective organisée en 2009 par le musée d’art moderne de la ville de Paris mit principalement à l’honneur ses œuvres de la période métaphysique. C’est précisément le propos que j’ai choisi en interprétant une œuvre emblématique de cette période « Le Cerveau de l’enfant » et en l’examinant au regard de sa postérité.
- En 1888, De Chirico naît en Grèce de parents italiens, son père est ingénieur de chemins de fer.
- Il commence à apprendre à peindre à l’institut polytechnique d’Athènes et achève sa formation à Munich entre 1906 et 1909.
- En 1911, il séjourne à Turin dont l’architecture ne cessera de hanter sa peinture, à Milan puis Florence où dans la tradition de cette ville, il produit des portraits et autoportraits. C’est aussi le début de ses Enigmes et celle de sa peinture métaphysique.
- Introduit par son frère Alberto Savinio dans l’Ecole de Paris, il expose en 1912/13 quelques toiles au Salon d’automne et des Indépendants – ce qui lui permet de faire la connaissance de Guillaume Apollinaire et de Picasso dont il observe le cubisme.
- Après 1914, il produit une peinture métaphysique dont Le cerveau de l’enfant qui entraînera la mise en place de 1917 à 1920 du mouvement métaphysique avec les peintres Carlo Carrà et De Pisis. En rupture avec le futurisme, il adhère au groupe Valori Plastici.
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