Les contrastes

24 mars 2010 par Artysplash Laisser une réponse »

A coté du jeu des couleurs, les contrastes participeront à l’émergence de la surface vibrante pollockienne. C’est que nous verrons aujourd’hui !

Jackson Pollock, Number 15, 1948: Red, Gray, White, Yellow (1948)

Email sur papier, 56.5 x 77.5 cm

Virginia Museum of Fine Arts, Richmond. Don de Mr. Arthur S. Brinkley, Jr. OR 196

Les contrastes

Sur cette question, il ne semble pas que l’on puisse établir de constantes dans les œuvres drippées de Pollock comme Painting 1948 : Silver over Black, White, Yellow and Red ou encore Number 15, 1948 : Red, Gray, White, Yellow.

Jackson Pollock, Painting: Silver over Black, White, Yellow and Red (1948)

Dans la première œuvre citée, le contraste en termes de clarté est relativement important à l’image des rapports de valeurs qui semblent assez éloignés. Les tons employés sont vifs (jaune clair et rouge carmin). A l’opposé, le contraste de saturation entre les couleurs teintes est nettement plus atténué.

Number 15, 1948 : Red, Gray, White, Yellow (reproduit dans le chapeau) est tout aussi exemplaire de ce jeu de contrastes avec une utilisation concomitante de trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu). Seul le noir utilisé comme fond coloré ainsi que le blanc demeurent constants, avec la nuance toutefois que ces derniers peuvent influer de façon significative la luminosité et la clarté en fonction de leur importance « quantitative » sur la toile.

Les grandes toiles des années 1950 comme Lavender Mist se démarquent de ces contrastes avec son effet suggéré de clair obscur et sa tonalité plus douce.  Mais chaque couleur, quel qu’en soit l’agencement, est analysée avec soin par Pollock au regard de son environnement.

Jackson Pollock, Lavender Mist

Pollock s’appuya sur d’autres contrastes comme l’opposition brillance/ matité. Une telle opposition est accentuée par un jeu sur la texture avec l’adjonction probable de médiums d’épaississement. Number 32 : 1950 révèle de nombreuses « frisures » apparues en raison d’un temps de séchage insuffisant entre l’apposition des différentes couches chromatiques.

Jackson Pollock, Number 32: 1950

L’ajout plus fréquent avant 1950 de matériaux divers comme du sable, des bouts de ficelle, gravats, cendres de cigarettes, s’inscrit également dans cet effet matiériste avec Galaxy de 1947 ou encore Number 3 : Tiger de 1949.

Jackson Pollock, Number 3 : Tiger (1949)

C’est le jeu combiné des couleurs et des contrastes qui produiront  ce que j’appellerai Le mélange optique. Ce sera l’objet de mon prochain billet !

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